dimanche 16 décembre 2007

Pseudomorphes

Je suis allé à l’Université du Québec à Montréal, au Département des Sciences de la Terre, montrer à Charles Normand des spécimens du mont Saint-Hilaire (Carrière Poudrette) trouvés l’année passée (plus de quatre cents dans deux géodes) et qui m’intriguaient. Les spécimens ont tous des formes différentes. Des pseudomorphes et autres pièces (de quelques centimètres à plusieurs centimètres), pas très belles, c’est-à-dire presque uniformément grises avec, dessus, des cristaux dont je voulais connaître la nature. Ci-dessous, trois petits spécimens.


Sous le microscope binoculaire, Charles a identifié plusieurs minéraux, dont quelques-uns l’ont étonné, entre autres de nombreux cristaux d’épididymite de belles dimensions. Il y avait aussi de la catapléite, de la sidérite, de l’ilménite, de l’albite, de la calcite et, bien sûr, de la microcline. Et d’autres qu’il n’est pas parvenu à identifier sur le coup.


Bref, des spécimens intéressants à étudier de plus près.
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mardi 11 décembre 2007

Identification des minéraux-2

Sur le site MINERALATLAS, des milliers de photos et de l’information pertinente à profusion pour quiconque veut identifier un minéral ou voir les différentes formes que ce dernier peut prendre. Un incontournable.

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lundi 10 décembre 2007

Classement

En trois ans de prospection, j’ai ramassé des milliers de spécimens divers, des microminéraux aux pièces de plusieurs dizaines de centimètres. Les boîtes s’accumulent rapidement. C’est le fouillis. Maintenant, dans mes temps libres, je classe «définitivement» mes minéraux. Je me suis fait un système de classement simple, par couleurs :


Bleu: c’est ma collection personnelle.

Vert: des spécimens intéressants, qui «valent la peine». Possiblement à échanger… ou à mettre dans ma collection personnelle.

Vert avec un point rouge: minéraux à échanger ou à vendre.

Jaune: point d’interrogation. Minéraux à l’étude. Non encore identifiés. Ou pas assez beaux pour mettre dans ma collection personnelle, ni pour échanger ou vendre. Éventuellement à garder ou à donner.

Rouge : minéraux à donner.


J’ai aussi dessiné un petit carton d’identification (35mm par 40mm). Pré imprimés: le lieu de cueillette et «Collection Pierre Rousseau»; des lignes réservées pour: l’année de la cueillette et le nom du minéral (ou la liste des minéraux).






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vendredi 7 décembre 2007

Identification des minéraux

Voici l’adresse d’un site qui peut aider à l’identification des minéraux les plus communs. Il comprend de nombreuses photos de chacun des minéraux. Son principal attrait : ce sont, en général, des spécimens «ordinaires», c’est-à-dire bas de gamme, alors que nous sommes plutôt habitués de voir des photos de spécimens rares parce que trop parfaits.


Bien sûr, il reste toujours le moteur de recherche Google qui affichent en quantité industrielle, un peu pêle-mêle et parfois non pertinentes, les photos ou dessins du minéral recherché après avoir sélectionné «Images».

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jeudi 6 décembre 2007

Les sables des géodes

Au début de mes prospections minéralogiques, je laissais sur place le sable des géodes. Lucien Rivest, administrateur au Club de minéralogie de Montréal et fervent collectionneur de sables, m’a appris l’intérêt qu’il y avait de rapporter le sable dans lequel se trouvaient les cristaux. Entre autres pour les micros cristaux qu’il peut contenir et, bien sûr, l’intérêt des arénophiles pour un sable venant d’un endroit bien particulier.

Ci-dessous, trois sables ramassés cette année et bien différents les uns des autres. De gauche à droite : mont Saint-Bruno (cristaux non encore identifiés), Saint-Stanislas- de-Kostka (barite), Maniwaki (augite noire).

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lundi 3 décembre 2007

Des cristaux à profusion...


Grosse bordée de neige aujourd’hui.
Voilà des cristaux à ramasser à pleine pelletée.
Une bonne récolte pour un prospecteur…


En effet, la glace est un minéral. H2O. C’est un oxyde. Système cristallin : hexagonal. Couleur : incolore, parfois bleu pâle. Cassure conchoïdale. Abondant…




Il existe onze variétés allotropiques de la glace. La glace ordinaire est appelée «glace I».


Pour en savoir plus sur la glace : cliquez ici.
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dimanche 2 décembre 2007

Minéraux étranges - 3

Pyrite

(Sulfure de fer - FeS2)

La pyrite (
FeS2 - sulfure de fer) croît dans le système cubique. Des troncatures (remplacement d’un angle ou d’une arête par une facette) peuvent changer la forme d’un cristal, comme le montre le dessin ci-dessous.

Parfois, des contraintes ralentissent la croissance de certaines faces du cristal, ce qui peut donner à un cube de pyrite la forme illustrée à droite (cristal trouvé dans le schiste, à Stanstead).


Dimensions de ce « cube»: 16mm x 16mm x 8mm de hauteur.


À Saint-Pierre-de-Broughton, j’ai trouvé un cube qui fait 5mm x 5mm x… 20mm de hauteur.


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mercredi 28 novembre 2007

Minéraux étranges - 2

Calcite

(Carbonate de calcium -CaCO3)

Ce spécimen (15cm x 11cm x 6cm de hauteur) est constitué principalement de quartz massif (dureté: 7; couleur: blanc; trait: blanc). À droite, une masse vert sombre qui ressemble à de la serpentinite (donne un trait vert sur la porcelaine). Donc, une roche. À une des extrémités de cette même masse: un minéral qui ressemble à de la serpentine (trait : blanc). La calcite (la petite boule de couleur saumon) est intéressante. Elle semble avoir «fondu», probablement usée par l'eau ; aussi le quartz qui forme l’alvéole dans laquelle elle se trouve.

La photo ci-dessous montre un clivage de calcite de même couleur trouvé ailleurs dans la carrière.

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lundi 26 novembre 2007

Minéraux étranges - 1

Dans une carrière près de Montréal, on retrouve d’étranges masses minérales (concrétions?). Elles semblent avoir été en partie dissoutes. Au début, je pensais: fondues ou déformées par la chaleur. Ce qui me semble maintenant peu probable. Sur la photo ci-dessous, la plus grande pièce mesure 18cm x 9cm x 9cm de hauteur; la plus petite: 10cm x 8cm x 7cm de hauteur.

Les trois caractéristiques de base pour l’identification : le spécimen ne réagit pas à l’acide dilué à froid (HCl 10%), donc aucune effervescence (idem pour la poudre) ; facilement rayé par l’ongle ; trait blanc (sur carré de porcelaine). Donc, on élimine d’emblée la calcite et le quartz. Aussi la baryte, à cause du poids «normal» du spécimen en le soupesant dans la main.


Je pense au gypse : trait blanc, facilement rayé par l’ongle, aucune effervescence. Aussi à cause de la couleur : blanchâtre (avec teintes verdâtres ou rosâtres) et des parties plus claires, c’est-à-dire «vitreuses». De l’albâtre? Est-ce que l’albâtre (variété calcaire) réagit à l’acide? De l’albâtre (variété gypse)? Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas à m’envoyer un commentaire.

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samedi 24 novembre 2007

Francisation

Une amie traductrice, Clotilde, m’a fait remarquer que j’avais utilisé le mot «hornfels» au lieu de «cornéenne» dans ma Chronique du prospecteur (Automne 2007). C’est un mot que j’entends souvent et j’ai cru bon de l’utiliser, au lieu de son équivalent français. C’est une erreur. Dorénavant, j’utiliserai, si cela est possible, le terme français approprié au lieu de son équivalent anglais.


Mais, ce n’est pas toujours évident. L’année dernière, j’ai cherché un terme de remplacement pour «floater», ces minéraux que l’on retrouve dans les géodes et qui ne sont rattachés d’aucune façon à leur environnement.


Le Grand dictionnaire terminologique
ne donne pas de terme de remplacement se rapportant à la minéralogie ou la géologie. Par contre, il remplace «floater» par… «floater» dans le domaine de la foresterie. Floater : Membre d'une structure en bois (travaillant généralement à la compression) se terminant par un assemblage qui ne repose sur aucun support. Ce qui ressemble, à n’en pas douter, à notre minéral «flottant». Donc, le terme «floater», que j’utilise d’ailleurs dans l’article ci-haut mentionné, semble valable.
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jeudi 22 novembre 2007

Fluorescence

Je viens de recevoir un courriel de Jacques Poulin, spécialiste de la fluorescence. Il a lu dans le Filon de ce mois-ci que je parcourais le Québec à la recherche de minéraux et que, peut-être, j’aurais des spécimens intéressants à lui proposer.


La fluorescence est un aspect de la minéralogie que je n’ai pas encore touché. Je constate de plus en plus, grâce aux informations que l’on me communique, que c’est un outil très utile, voire indispensable. En effet, les propriétés de luminescence (fluorescence et phosphorescence) peuvent grandement assister le collectionneur pour l'identification d'espèces minérales, entre autres celles du mont Saint-Hilaire.


En bref, certains minéraux sont fluorescents quand ils sont soumis à une source de lumière ultraviolette. «Le phénomène est soit une propriété intrinsèque du minéral, soit lié à la présence d'impuretés que l'on nomme des activateurs et des co-activateurs de fluorescence. Dans le premier cas, la fluorescence est pratiquement constante quelque soit la localisation du minéral alors que dans le second cas, la fluorescence sera rendue aléatoire puisque liée à la présence ou non de ces substances. Ceci explique pourquoi une Calcite par exemple sera fluorescente en rouge alors qu'une autre sera fluorescente en bleu. Sachez qu'il existe des inactivateurs de fluorescence qui ont...eh bien l'effet inverse bien sûr.» (Source)


J’ai probablement un ou plusieurs minéraux fluorescents dans ma collection. Le savoir me permettrait de la rendre plus attrayante et plus originale. Je me mettrai donc bientôt en quête du «minéral fluorescent». Bien sûr, il faut un minimum de matériel (lampes, filtres, etc.), ainsi que des conditions idéales d’observation. À venir.
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mardi 20 novembre 2007

Un Salon réussi

Le 48e Salon de gemmes et minéraux, organisé par le Montreal Gem and Mineral Club, à l’Hippodrome de Montréal, est terminé. J’y avais loué une table pour vendre mes surplus de minéraux trouvés au cours de mes expéditions de prospection.

C’était ma première expérience en ce lieu et je fus agréablement surpris par l’achalandage et la qualité des marchandises offertes. Ce fut une grande réussite à tous les points de vue, surtout pour les contacts humains qu’on peut établir dans de tels événements, contacts facilités avant tout par l’amour commun pour les pierres et les minéraux.


Toutefois, sur place, j’ai entendu des personnes se plaindre d’un nombre trop élevé de «kiosques de bijoux». Il y en a effectivement beaucoup. Mais, sauf les pierres fabriquées artificiellement (pierres synthétiques), la plupart de ces bijoux sont fabriqués avec des gemmes, c’est-à-dire des minéraux, roches, pierres précieuses, pierres fines ou une substance organique telle que la perle ou l’ambre. Par exemple, mes voisins de table, Création Lobel, vendaient des bijoux (ammolites) d’une beauté époustouflante.


Ces marchands de bijoux (joaillerie ou l’art de fabriquer des joyaux) ont donc leur place dans cette foire de gemmes, de minéraux, de pierres et, il ne faut pas l’oublier, de fossiles. D’ailleurs, Mike Rooney, l’organisateur du Salon, cherche à garder un équilibre entre les marchands de minéraux et les marchands de bijoux et, surtout, à bannir les pacotilles, les marchandises sans valeur ou de qualité médiocre.


Toutefois, je suggère aux organisateurs de faire ressortir sur leur dépliant, d’une quelconque façon, les kiosques spécialisés dans la vente de minéraux, comme le fait d’ailleurs le Club de minéralogie de Montréal (du moins sur leur site Web). Cette mesure facilitera la visite aux personnes qui recherchent avant tous des minéraux.
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mercredi 14 novembre 2007

Genthelvite

Genthelvite

(Tectosilicates -Zn4Be3(SiO4)3S)

J’adore prospecter dans la carrière Poudrette, sur le flanc du mont Saint-Hilaire, car 371 espèces de minéraux s’y retrouvent, dont 50 nouvelles espèces. Certains minéraux sont rares, telle la genthelvite que j’ai eu la chance de trouver à quelques reprises.


La première photo montre un cristal unique (5 mm) sur une pièce de 9 cm x 8 cm x 4 cm de hauteur.

La photo suivante montre une pièce (8 cm x 4 cm x 3 cm) contenant plusieurs cristaux, certains isolés, d’autres en masses cristallines.

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lundi 12 novembre 2007

Les quartz gris de Dunham

Les beaux nodules de pyrite dans le schiste ont fait la renommée de la carrière Marchand, à Dunham. Toutefois, j’ai trouvé d’autres minéraux communs (calcite, quartz), dont quelques pièces très intéressantes. Entre autres des calcites qui combinent plusieurs formes (au moins trois). Particularité intéressante de ces dernières : les lignes de pyrite sur les arêtes du cristal. Il y avait aussi d’autres formes de calcites, avec, parfois, des cristaux de bonnes dimensions (6 cm x 4 cm x 4 cm).

Des quartz clairs (cristal de roche) accompagnaient certaines calcites. Plutôt trapus, jusqu’à 2 cm de diamètre et 3 cm de hauteur.

Mais les quartz les plus intéressants restent les quartz gris, surtout les quartz «cathédrale». Certains ont l’air d’avoir été «fumés» gris, alors que d’autres sont totalement gris. Pour tout dire, ils ont l’air d’être en plastique !

Celui ci-dessous
(difficile à photographier) a un diamètre de 1,5 cm et une hauteur de 3 cm.


Quartz

(Oxyde de silicium - SiO2)

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dimanche 11 novembre 2007

Punaises

Pour exposer certaines petites pièces dans des thumbnails, j’utilise une «punaise» en plastique clair.


Je coupe la tige métallique ou je l’enlève avec une pince si cela est possible. S’il le faut, je lime la tête pour la rendre plus plate. Je fixe la base de la punaise sur la mousse de polystyrène avec de la gommette ou de la colle forte si je la mets directement sur le socle. Puis je fixe le cristal avec de la gommette sur l’extrémité de la punaise. Et voilà le résultat.

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